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 Le 22 juillet

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Yuna
Admin
Yuna

Messages : 99
Date d'inscription : 22/11/2009
Age : 53

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MessageSujet: Le 22 juillet   Le 22 juillet I_icon_minitimeMer 16 Déc - 0:57

Le 22 juillet, j'était en route pour Washington, DC
afin d'effectuer un voyage d'affaires.
Tout était de la routine jusqu'au moment de l'atterrissage à Denver
pour un transfert d'avion.

J'étais à ramasser mes effets personnels
dans le compartiment au-dessus de mon siège,
lorsqu'il y a eu une annonce demandant à M. Lloyd Glenn
de consulter un représentant du service à la clientèle et ce immédiatement.

Je n'y ai plus pensé jusqu'à ce que je sois rendu aux portes de l'avion
et ou il y avait un gentleman demandant à chaque homme
si il était M. Glenn. A ce moment, j'ai su que quelque chose
n'allait pas et mon coeur a bondi.

Lorsque j'ai quitté l'avion, un homme à l'aspect sévère
est venu vers moi et m'a dit: ''M. Glenn,
il y a une urgence chez-vous.
Je ne sais pas de quoi il s'agit, ni qui est impliqué
mais je vous conduit à un appareil téléphonique
afin que vous puissiez joindre l'hopital''.

Mon coeur s'est mis à battre mais la volonté d'être calme à pris le dessus.
J'ai suivi cet étranger jusqu'à un téléphone
et j'ai composé le numéro qu'il m'a remis
afin de joindre le Mission Hospital.

Mon appel a été transferré à l'unité de traumatologie
et j'ai appris que mon garçon de trois ans a été coincé
sous la porte automatique du garage durant plusieurs minutes.

Lorsque mon épouse l'a découvert, il était décédé.

Une réanimation cardio-respiratoire a été effectué par un voisin,
lequel est un médecin, et les ambulanciers ont pris la relève.
Brian a été transporté à l'hopital.

Au moment de mon appel, Brian a été réanimé
et l'on croit qu'il survivra sans toutefois savoir
quel seront les séquelles au cerveau et au coeur.
Ils ont expliqué que la porte s'est complètement refermé
sur son petit sternum, juste dessus le coeur.
Il a été sévèrement écrasé.

Après avoir parlé avec les membres de l'équipe médicale,
mon épouse semblait inquiète mais non hystérique
ce qui m'a apporté un certain réconfort.

Le vol de retour semblait ne jamais vouloir se terminer
mais finalement, je suis arrivé à l'hopital 6 heures après l'accident de mon fils.
Lorsque je suis arrivé à l'unité des soins intensifs,
rien n'aurait pu me préparer à la vision de mon petit garçon
couché si immobile dans ce grand lit avec des tubes
et des moniteurs tout partout. Il était branché à un respirateur.

J'ai jeté un regard à mon épouse qui était debout et
qui a tenté de m'offrir un sourire rassurant.
Il me semblait vivre un cauchemar.

On m'a transmis tout les détails et donné un pronostic prudent.
Brian vivra et les examens préliminaires indiquent que son coeur est OK,
2 miracles. Évidemment, seul le temps nous dira
si son cerveau a subit des dommages.

Durant les heures qui s'écoulaient sans fin,
mon épouse demeurait calme.
Elle sentait que Brian serait éventuellement OK.
Je m'accrochais à sa foi.

Durant toute la nuit et la journée suivante,
Brian est demeuré inconscient.
Il me semblait qu'il y avait une éternité
que j'avais quitté la maison pour mon voyage d'affaire la veille.

Finalement, à 2 heures de l'après-midi,
notre fils a repris connaissance,
s'est assis et a prononcé les plus beaux mots que j'avais jamais entendu.
Il a dit ''Papa prends moi''
et il m'a tendu ses petits bras. (larmes, arrêt... sourire)

Le lendemain, nous avons su qu'il ne conserverait
aucune séquelle physique ou neurologique
et l'histoire de sa survie miraculeuse a fait le tour de l'hopital.

Vous ne pouvez imaginer lorsque nous avons ramené Brian à la maison,
la vénération pour la vie et l'amour de notre Père Célestre
qui vient à ceux qui ont cotoyés la mort de si près.
Dans les jours qui ont suivis, il y avait un esprit spécial
dans notre demeure.

Nos deux enfants plus âgés étaient beaucoup plus proches de leur petit frère.
Mon épouse et moi étions plus proches de chacun,
et tous étions plus proches à titre de famille.
La vie a pris un rythme plus calme, moins stressant.
Les perspectives semblaient plus focusées et notre équilibre de vie
plus facile a gagné et à maintenir.
Nous nous sentions profondément bénis.
Notre gratitude était véritablement profonde.

L'histoire n'est pas terminée (sourire)!

Environ un mois après l'accident de Brian,
ce dernier s'éveille de sa sieste de l'après-midi et dit
''Assis toi maman, j'ai quelque chose à te dire''.
Habituellement, Brian s'exprime avec de petites phrases,
donc de dire une si grande phrase a surpris mon épouse.

Elle s'est assise avec lui sur son lit
et il a débuté sa remarquable histoire.

''Te rappelles-tu lorsque j'étais coincé sous la porte du garage?
Tu sais, c'était tellement lourd et ça faisait vraiment mal.
Je t'ai appelé, mais tu ne pouvais pas m'entendre.
J'ai commencé à pleurer mais ça faisait trop mal.
Soudain, les petits oiseaux sont venus''.
''Les petits oiseaux?'' lui a demandé ma femme.
''Oui'' a t-il répondu. ''Les petits oiseaux ont criés et volés dans le garage.
Ils ont pris soin de moi''. ''Vraiment''?
''Oui'' a t-il répondu. ''Un des oiseaux est venu et t'a fait venir.
Il est venu pour te dire: je suis coincé sous la porte''.

Un silence respectueux a empli la pièce.
L'esprit était si fort et en même temps plus léger que l'air.

Ma femme a réalisé qu'un enfant de trois ans n'a aucun concept de la mort
et des esprits donc il se réferait aux êtres qui sont venus à lui
comme étant des oiseaux puisqu'ils étaient dans les airs
et qu'ils volaient comme des oiseaux.

''A quoi ressemblaient les oiseaux?'' lui a t-elle demandé.
Brian a répondu: ''Ils étaient tellement beaux.
Ils étaient en blanc, tout en blanc.
Quelques uns étaient en vert et blanc,
mais certains étaient tout en blanc.''
''Ont-ils dit quelque chose?'' ''Oui'' a t-il répondu.
''Ils m'ont dit que le bébé serait OK''
''Le bébé?'' a demandé ma femme confuse.
Brian a répondu: ''Le bébé étendu sur le plancher du garage''
et il a poursuivi ''Tu as sorti, tu as ouvert la porte du garage
et tu as accouru vers le bébé.
Tu lui as dit de rester et de ne pas partir''.

Ma femme s'est presque effondrée en entendant cela
car elle était en effet sortie et s'était mise à genoux
à côté du corps de Brian et en observant sa poitrine écrasé,
elle a chuchoté, "Ne nous laissent pas Brian,
restes si celà t'es possible''.

En écoutant Brian lui raconté les mots qu'elle avait dit,
elle a réalisé que l'esprit avait quitté son corps
et regardait d'en haut ce petit corps sans vie .

''Ensuite, qu'est-il arrivé?'' lui a t-elle demandé.
''Nous avons fait un voyage'' a t-il répondu,
''très, très loin d'ici''.

Il est devenu agité essayant de dire des choses
pour lesquelles il n'avait pas les mots.
Ma femme a essayé de le calmer et le réconforter
et lui a dit que tout serait correct.
Il a lutté avec le désir de dire quelque chose
qui était très important pour lui,
mais trouver les mots pour le faire était difficile.

''Nous avons volés si vite dans les airs.
Ils sont tellement beaux maman'' at-il ajouté.
''Et il y en a beaucoup, beaucoup d'oiseaux''.

Ma femme était stupéfiée.
L'esprit réconfortant l'a enveloppé de plus belle avec une urgence
qu'elle n'avait jamais ressenti avant.

Brian a poursuivi en disant à sa mère
que les ''oiseaux'' lui ont dit
qu'il devait revenir pour parler d'eux à tout le monde.
Brian a dit que les oiseaux l'ont ramenés à la maison
et qu'il y avait un gros camion de pompier et une ambulance.
Un homme transportait le bébé sur un lit blanc
et il avait essayé de dire à l'homme que le bébé serait OK.
L'histoire s'est poursuivi pour une heure encore.

Brian nous a appris que les ''oiseaux'' étaient toujours avec nous
mais que nous ne les voyons pas
parce que nous regardons avec nos yeux
et nous ne les entendons pas
parce que nous écoutons avec nos oreilles.
Mais ils sont toujours là,
on peut les voir seulement par ici (il a mis sa main sur son coeur).

Ils nous murmurent les choses
qui nous aide à faire le bien
car ils nous aiment tellement.

Brian a continué: ''J'ai un destin, maman.
Tu as un destin. Papa a un destin. Tout le monde a un destin.
Nous devons tous vivre notre destin et remplir nos promesses.
Les ''oiseaux'' nous aide à le faire car ils nous aiment beaucoup''.

Partout ou Brian allait, il parlait des oiseaux à tout le monde.
Étonnament, personne ne l'a regardé de façon étrange lorsqu'il le faisait.
Les gens avaient plutôt un regard tendre et un sourire.
Il est inutile de dire que nous ne sommes plus les mêmes
depuis ce jour et je prie pour que nous ne le soyons jamais.
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